Sculptures monumentales

Les trois soeurs

 

Titre : Les trois sœurs (2012)
Artiste : Jean Bisson Biscornet
Matériau : anorthosite de Morin
Emplacement : parc Blais

L’œuvre

Cette sculpture symbolise les Iroquoiens du Saint-Laurent.
Le commencement : L’eau, la cellule et le végétal.
Les trois sœurs : La courge rampe au sol, le maïs pousse en hauteur et les fèves grimpent.
La guérison : Le monde des esprits, les symboles et un masque de la Société des faux visages.
La Lune : L’origine de ce cycle.
Le poisson : Une figure majeure du fleuve Saint-Laurent et de ce peuple.
La chouette : L’image mythique du gardien de la nuit.

 

L’artiste

Informaticien de formation, la vie ramène Jean Bisson Biscornet où son cœur l’avait toujours guidé : la création artistique. Sa passion pour le dessin et d’autres moyens d’expression réoriente sa carrière vers la céramique, un matériau qui ouvre la porte vers les expérimentations sculpturales.

En 1989, lors d’un long séjour en France, l’artiste rencontre l’architecte et sculpteur Pierre Székely, qu’il accompagnera et assistera dans les carrières de granit en Bretagne deux ans plus tard. Cette formation, ainsi que son travail en céramique, l’amènera vers les œuvres monumentales. Au cours de ses années de pratique, l’artiste a réalisé de nombreuses œuvres publiques et a participé à plusieurs symposiums de sculpture sur pierre au Canada, en France et en Suisse.

 

La démarche

Toutes les images que Jean Bisson Biscornet jette au crayon sur les pages de ses calepins de notes sont la manifestation première et fondamentale de ses pensées, d’où naissent ses choix d’intervention.

Malgré que le travail de l’artiste avec la matière soit d’abord intuitif, ce dernier cherche ensuite à marquer, par des signes répétés, une direction, à peine révélée par le sujet, esquissée comme une trace à suivre pour découvrir le sens exact de la démarche. Au besoin, il recompose, en réunissant des fragments de signes pour créer une écriture dans l’espace, les formes se révélant avec toute l’énergie et toute la force que le message peut porter en lui. Ce jeu, puisqu’il s’agit bien de cette liberté, est l’étincelle nécessaire à son expression artistique et sa marque propre. Autant que possible, l’intervention de l’artiste avec la pierre est minimale, jouant avec les formes et les surfaces naturelles.

 

La matière

L’anorthosite de Morin, une pierre âgée d’un milliard d’années et partie intégrante du Bouclier canadien, est une roche intrusive dans laquelle les cristaux de labradorite sont bien visibles et présentent de beaux reflets chatoyants. Elle contient de petites taches noires – de l’ilménite, un minéral riche en fer et en titane. Des zones renferment également des minéraux tels que la pyrite et la chalcopyrite.

 

         
       

 

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