Sculptures monumentales

La gardienne de l'eau

Titre : La gardienne de l’eau (2012)
Artiste : Marie-Josée Leroux
Matériau : pierre serpentine d’East Broughton
Emplacement : caserne d’incendie

L’œuvre

Cette sculpture rappelle l’importance de l’eau, essence de la vie. L’œuvre représente une femme penchée sur une cruche d’eau qui, dans un geste d’ouverture de son visage et de sa posture, exprime la douceur et la compassion. La réalisation de cette sculpture de 10,5 tonnes a exigé 1000 heures de travail. Il s’agit de la plus imposante sculpture taillée dans ce type de roche au Québec.

« Devant la menace de la pollution de l’eau, devant la rareté imminente de l’eau potable à travers le monde, devant l’avidité des pétrolières et autres grandes multinationales à s’approprier l’eau et à la contaminer sans s’inquiéter des irréparables dommages sur les populations, l’environnement et les générations futures, je voudrais que La gardienne de l’eau s’érige comme un phare, comme un totem pour nous rappeler l’importance de cette richesse, dont nous ne sommes pas les propriétaires, mais les nobles gardiens. »

- Marie-Josée Leroux

 

L’artiste

Marie-Josée Leroux, alias Lerou, est sculpteure sur pierre, poète et titulaire d’une formation universitaire en arts, en histoire de l’art et en création littéraire. L’artiste a eu le privilège d’exposer au Carrousel du Louvre, à Paris, en décembre 2010, et d’y diriger une délégation canadienne en 2011. Le jury lui a alors décerné le Prix d’honneur du Salon SNBA 2011 pour sa sculpture intitulée Le Verseau. Entre autres, l’artiste a exposé au Québec, à New York et à Paris, en plus d’avoir participé à plusieurs expositions internationales. Marie-Josée Leroux est également l’auteure du recueil de poésie intitulé Transmutation.

 

La démarche

Marie-Josée Leroux s’oriente autour du mystère et de l’inconscient, dans une tentative de cerner le non-dit, soit la part cachée des choses. Influencée par Carl Jung et sa définition de l’inconscient et des archétypes, Lerou se laisse guider dans son travail par les forces sous-jacentes, issues de l’inconscient, et tente de saisir les images archétypales à l’œuvre derrière les gestes et les mouvements sociaux. Elle est à l’écoute des symboles enfouis et sa recherche se traduit par la naissance de personnages symboliques sculptés dans la pierre.

Quand Lerou aborde la pierre, elle entreprend une aventure, un voyage, sans toutefois nécessairement en connaître l’orientation ou la direction finale, se laissant tout simplement guider par la pierre qui devient le miroir de son inconscient. Les personnages qui émergent de la main de Lerou représentent ainsi des êtres mythiques et intemporels, des forces archétypales, issues de notre histoire humaine.

 

Collaboration

L’artiste tient à remercier Pierre Alarie et Sylvain Lacroix, collaborateurs à la réalisation de La gardienne de l’eau.

 

         
       

 

Retour à la liste des oeuvres