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Historique

Un brin d'histoire

Dans le cadre de la Politique culturelle, la Ville désire mettre en valeur son histoire et son patrimoine. Cette chronique se veut un clin d’œil à notre passé par la mise en valeur des maisons ancestrales du territoire et des familles souches qui les ont habitées.

Le patrimoine bâti de la MRC Thérèse-De Blainville

En mars 2013, la MRC Thérèse-De Blainville adoptait sa première politique culturelle. On y retrouve l’objectif de mettre en valeur le patrimoine du territoire. À l’aide d’une entente de développement culturel avec le ministère de la Culture et des Communications, la Table Action Culture de la MRC a produit un inventaire patrimonial, en répertoriant 742 bâtiments et constructions d’intérêt patrimonial ainsi que des ensembles d’intérêt architectural ou historique sur tout le territoire de la MRC.

Cet inventaire, qui met en valeur la richesse, la diversité et l’originalité du patrimoine bâti, est maintenant disponible en ligne et à la bibliothèque municipale de Boisbriand.

Pour visionner le documentaire réalisé en partenariat avec les Villes de la MRC, cliquez ici.

 

3683, chemin de la Rivière-Cachée
L’histoire de cette terre est liée à Pierre Dion au début des années 1800. Lors du décès de ce dernier dans les années 1840, sa veuve Marguerite Desjardins se retrouve propriétaire de 15 terres, dont le lot 146 qui abrite la maison. La plupart de ces terres sont situées sur le chemin de la Rivière-Cachée, communément appelé à cette époque le rang Dion.

Marguerite Desjardins se remarie avec Honoré Brisebois en 1844 et au cours de cet été, elle donne le lot 146 à son petit-fils, Zénon Dion. Le testament prévoit que la propriété appartiendra aux enfants de Zénon s’il en a, sinon elle appartiendra à ses frères. Un mois plus tard, le testament est modifié pour effectuer un nouveau partage de toutes les terres. Au décès de Mme Desjardins le 21 août 1890, le règlement de la succession s’effectue par un partage des possessions entre ses enfants. Le lot 146 revient à François-Xavier Dion, qui le cédera à son fils Zénon Dion le 17 février 1896 à l’occasion de son mariage avec Mérilda Ouellette. Zénon Dion décède le 5 mars 1946, laissant la terre à son fils Paul-Émile.

 

418, ch. de la Côte-Sud
La maison originale a été construite vers 1750. Le 10 mars 1859, Mathias Dion, cultivateur, fait donation à son fils François Dion de plusieurs terres dont celle qui abrite cette maison, la grange et les autres bâtiments, les animaux et la machinerie agricole.

La maison originale a été construite vers 1750. Le 10 mars 1859, Mathias Dion, cultivateur, fait donation à son fils François Dion de plusieurs terres dont celle qui abrite cette maison, la grange et les autres bâtiments, les animaux et la machinerie agricole.

En 1880, François Dion reconstruit en entier la maison en maçonnerie de pierre sur les fondations existantes en ne conservant que la partie de droite de la maison originale, appelée la cuisine d’été. Il décède le 25 septembre 1894, laissant ses biens, meubles et immeubles à ses enfants.

À la suite de plusieurs actes de cession de droits de la part de ses enfants, Marie-Palmire Dubois, seconde épouse de François Dion, devient propriétaire des biens de son défunt mari. En janvier 1910, elle fait donation à son fils Amédée Dion de tous les lots et immeubles. La maison restera propriété de la grande famille Dion jusqu’au début des années 2000.

 

331, chemin de la Grande-Côte
La construction de cette maison, située sur la terre 99, aurait débuté en 1795 pour se terminer en 1800. La terre appartient à Pierre Matte et à son épouse, Marie-Anne Maisonneuve. Ils en font la donation à leur fils Augustin Matte le 17 mars 1817. Le 1er avril 1817, soit quinze jours après l’acquisition, Augustin Matte vend le tout à Pierre Gravel. Ce dernier demeure propriétaire jusqu’en 1830, alors que la maison et son lot sont échangés à Pierre Robineau contre un lopin de terre.

En 1837, Abraham Dubois et son épouse, Clémence Foucault, en font l’acquisition en vertu d’un contrat d’échange contre une terre. La terre est cédée à leur fils Jules Dubois à l’occasion de son mariage avec Virginie Desjardins moyennant une rente viagère de récolte et d’hébergement. L’acte de donation est enregistré le 4 mars 1896, deux semaines avant le décès de Jules Dubois. À la suite de ce décès, la terre est enregistrée au nom de son fils Elphège Dubois. En 1955, la terre et la résidence deviennent propriété de Jules Dubois, deuxième du nom.

En 1958, Jules Dubois entreprend la construction de la rallonge à l’ouest de la maison, qui comme la maison principale à l’époque, a été bâtie avec les pierres des champs de la terre familiale. Le propriétaire décède en 2004. Après quatre générations de Dubois, la succession vend la maison, les bâtisses et la terre à Michel Chabot.

 

396, chemin de la Côte Sud
La terre devient la propriété de la famille Filion dès 1808, soit au moment du mariage de Joseph-François Filion et de Catherine Labonté le 14 novembre. Le couple, n’ayant pas d’enfant, fait don de la propriété à leur neveu, Joseph Filion et à sa deuxième épouse, Théotiste Charbonneau. Cette donation est faite moyennant une pension d’hébergement, l’utilisation du potager, les services d’une servante, une pension de 15 piastres d’Espagne et la somme de 2 000 livres.

En 1914, le couple Filion-Charbonneau cède la terre et les bâtiments à leurs deux fils, Frédéric et Ménasippe. En 1921, Frédéric achète la part de son frère et devient l’unique propriétaire. Lors de son décès en 1937, la succession vend la résidence, le terrain et les bâtiments secondaires à Oscar Charbonneau et son épouse, Marie-Anne Regner. Dès 1940, ils font don de leur acquis à leur fils Henri, moyennant une rente annuelle de 100 dollars.

En 1958, Henri Charbonneau cède une grande partie de sa terre à Sainte-Thérèse Investment Corporation. En 1974, le reste de la terre et les bâtiments passent aux mains de son fils Oscar Charbonneau, nommé en l’honneur de son grand-père.

 

 

367, chemin de la Côte Sud
En 1844, la terre 175 est la propriété de Mathias Dion. Le 30 septembre 1890, Magloire Dion lègue les terres 175 et 176 à son fils Wilfrid. Ce dernier conserve uniquement la terre 176, et la terre 175 devient la propriété de Félix Chalifoux et Marguerite Dion (fille de Magloire Dion). À cette époque, le bâtiment construit sur la terre 175 s’apparente plus à une grange qu’à une résidence puisqu’elle sert à entreposer du foin.

En 1900, Cléophas Desjardins en fait l’acquisition. En 1935, René Desjardins, le cadet de la famille, prend possession de la terre familiale lors de son mariage avec Juliette Laurin. La résidence, qui était en pierre des champs à l’époque, a plus tard été recouverte de ciment. Les fondations de la maison, quant à elles, remontent au temps de Cléophas Desjardins.

 

 

394, chemin de la Grande-Côte
Selon l’histoire locale, cette maison aurait été construite en 1816 et aurait abrité une prison de 1837 à 1838.

En 1879, Élizabeth Paiement fait un don de trois terres à son père Antoine Paiement, dont la terre 102 où la maison est construite. Antoine Paiement se marie en deuxièmes noces avec Victorine Matte le 10 octobre 1878 et décède cinq ans plus tard. En 1894, la succession d’Antoine Paiement vend à Joseph Limoges tous les biens reliés à la terre 102.

Un an plus tard, Joseph Limoges vend ses acquis au notaire Cyrille-H. Champagne. Ce dernier conclut une transaction avec Joseph Dion en 1901, qui en devient nouveau propriétaire. Il en fait don à son fils Léon Dion qui demeure sur cette vaste ferme durant 38 ans avec son épouse Marie-Anne Pilon et leurs 18 enfants. À la mort de son épouse en 1946, Léon Dion vend la propriété à Rosaire Cloutier, qui la vendra à Armand Lacourse. M. Lacourse habite la maison pendant 20 ans avant de la vendre en 1982 à Bernard Allaire et Danielle Boivin. Dans les années suivantes, la maison est transformée en restaurant de fine cuisine qui a encore pignon sur rue aujourd’hui.

 

 

54, chemin de la Côte Sud
Le 5 juillet dernier, le conseil municipal adoptait un règlement donnant le titre de monument historique à la maison Jean-Charles-Dubois.

Jean-Charles Dubois, cultivateur et marguillier, fait partie de la première génération de Dubois à Sainte-Thérèse. Il épouse Françoise Caillé en janvier 1776. Le couple s’installe alors dans la jolie maison de pierres ornée d’une large galerie en bois. Le couple cède la maison à son fils François, qui en fait don en février 1853 à son fils du même nom. Le 5 avril 1871, François Dubois fils cède la terre et la maison à son oncle Nazaire Dubois. Moïse Dubois, fils de Nazaire, hérite de la maison en septembre 1889. Comme Moïse n’a pas d’enfant, il vend la terre et la maison à son neveu Émile Dubois en octobre 1905. Ce dernier garde la propriété pendant 18 ans, avant de la vendre pour 9 000 $ à son cousin Josaphat Dubois. À son décès, la maison revient à son épouse, Hélène Dubois. En 1945, la veuve Dubois fait don de la terre et de la maison à son fils Henri. En 1965, il vend une partie de sa terre à General Motors pour l’implantation de son usine à Boisbriand. Depuis son décès en 2010, ses enfants en sont les propriétaires.

 

 

352, chemin de la Grande-Côte
Le 14 octobre 1848, Abraham Dubois vend à Louis Marteau, commissaire d’école pour la Paroisse Sainte-Thérèse et représentant pour la Corporation scolaire, un emplacement situé sur la Côte de Blainville avec maison et autres bâtisses pour la somme de 50 livres (monnaie de l’époque). À l’examen du contrat de vente, il semble que la Corporation scolaire ait construit elle-même le bâtiment principal destiné à être une école dans les mois précédant l’acquisition du terrain. L’école fut restaurée en 1913. De toutes les écoles de rang de la Paroisse Sainte-Thérèse, cette école est la seule construite avec un revêtement de brique et comprenant deux classes d’enseignement.

Avec l’avènement des écoles centrales et du transport scolaire, l’école du chemin de la Grande-Côte est mise en vente aux enchères publiques en 1958 et adjugée à Georges Grenier, architecte, au montant de 5 300 $. La vocation de l’immeuble devient résidentielle avec cette transaction, et le bâtiment est alors transformé à cette fin.

 

3510, ch. de la Rivière-Cachée
D’aussi loin que remontent les registres, cette maison, dont les murs de pierre dateraient de 1820, a été habitée par des membres de la famille Dion. En 1888, au moment où la maison est louée à un dénommé Stuart Steward, elle passe au feu. À la suite de l’incendie, le toit en pignon est transformé en toit en mansarde tel qu’on le connait aujourd’hui.

Amable Dion en est le propriétaire à la fin des années 1800. Il quitte pour l’Ouest canadien vers 1920. Il vend sa ferme à son frère Zénon, qui la lègue à son fils Henri en 1926. Ce dernier l’habite jusqu’à son décès. C’est finalement son fils Aimé qui, après avoir travaillé sur la terre paternelle pendant 32 ans, prend la relève et achète la ferme de la succession Dion le 18 octobre 1982. 

 

330, chemin de la Côte-Sud
Dans la liste des censitaires de la seigneurie, à compter de 1820, c’est le nom de François Gauthier dit Larouche qui apparaît comme propriétaire de la terre 177 et de la maison du 330 chemin de la Côte-Sud. Marié à Marie Gravel, c’est en 1837 que le couple cède la terre 177 à leur fils Élie Gauthier. Ce dernier y réside avec son épouse Zoé Poirier et leurs sept enfants jusqu’en 1854, année où il vend sa terre et les bâtiments à Nazaire Dubois. Dès lors, la terre passera aux mains d’Arthur Dubois, fils de Nazaire, qui la cédera à son tour à son fils Alphonse. Alphonse Dubois a habité la maison et cultivé la terre jusqu’en 1932.

Le 24 septembre 1932, Adélard Desjardins achète la propriété pour la somme de 5 200 $ pour l’offrir à son fils Anatole lors de son mariage le 1er octobre 1932 avec Marie-Rose Giroux. Ce couple qui a habité au 330, chemin de la Côte-Sud durant plus de 50 ans a su conserver le charme d’antan de la maison.