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Histoire

Une ville en mouvement

En 1683, Louis XIV, Roi de France, remet au gentilhomme et militaire Michel Sidrac Du Gué de Boisbriand un vaste territoire situé au nord de la rivière des Mille-Îles. En 1740, Marie-Thérèse Du Gué de Boisbriand, fille de Michel Sidrac, s'occupe activement de la colonisation du territoire. Les Charbonneau, premiers résidents de la Seigneurie, s'installent près de la Grande-Côte.

Dix ans plus tard, Suzanne Piot de Langloiserie, fille de Marie-Thérèse, et son mari Jean-Baptiste Céléron De Blainville, construisent le premier manoir seigneurial sur la Grande-Côte où traverse aujourd'hui l'autoroute des Laurentides. Le couple donnera naissance à Thérèse De Blainville, dernière «seigneuresse» avant la conquête qui verra au développement accru de la région.

L'implantation d'une première paroisse en 1789 concrétise les efforts de colonisation et contribue à l'accélération du peuplement de la région. La construction d'une église, plus au nord (site actuel de l'église de Sainte-Thérèse), permet de créer un nouveau pôle d'attraction. Une quinzaine d'années plus tard, on assiste à la construction des premières routes publiques, dont le boulevard Labelle, qui s'appelait à l'époque «La Grande Ligne».

Il faut attendre en 1845 avant que ne s'installe un nouveau système d'administration prévoyant l'élection d'administrateurs (maire et échevins) par les propriétaires fonciers. L'année 1888 marque l'avènement de l'électricité dans la région et l'ère industrielle débute.

Le 1er janvier 1946 est fondée la municipalité de Sainte-Thérèse-Ouest. Il s'agit d'un détachement de la grande paroisse de Sainte-Thérèse qui comptait à l'origine les territoires actuels de Saint-Augustin, Sainte-Thérèse, Saint-Janvier, Sainte-Monique, Rosemère, Bois-des-Filion, Lorraine et Blainville.

Le 15 juillet 1970, alors que la population de la municipalité compte 5 600 âmes, le Lieutenant-gouverneur de la province accueille la requête de celle-ci et lui décerne par lettres patentes le statut de « ville » régie par la Loi sur les cités et villes sous le nom de « Sainte-Thérèse-Ouest ». Le conseil de cette municipalité, qui ne comporte qu'un seul quartier, est composé du maire et de six échevins.

Il est important de souligner qu'en 1969, la municipalité de Sainte-Thérèse-Ouest a été tenue de se défaire d'une partie importante de son territoire au moment où le gouvernement fédéral expropriait un vaste territoire pour l'aménagement du futur aéroport international de Montréal qui allait être désigné ultérieurement sous le nom de Mirabel. C'est ainsi qu'une partie de la Côte-Nord et tout le territoire situé au nord de ce chemin, incluant la Côte Sainte-Marianne, faisait dès lors partie du territoire de la ville de Mirabel.

Le 16 mars 1974, le nom de la ville de « Sainte-Thérèse-Ouest » était changé en celui de « ville de Boisbriand » par proclamation signée du Lieutenant-gouverneur du Québec. Ce changement de nom concluait un débat amorcé dès 1969, entre les tenants de la thèse conservatrice et les citoyens qui désiraient apporter une désignation plus originale et exclusive à leur ville qui s'était au fil des années développée en marge de la grande paroisse de Sainte-Thérèse.

En 1994, la Commission de représentation électorale du Québec sanctionnera la division de la ville en districts électoraux qui seront au nombre de huit. Cette division était obligatoire puisque la population officielle de la ville atteignait plus de 20 000 habitants.